Sous l’impulsion du Président du Conseil, Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Champion du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), le Togo engage une transformation décisive de son secteur aérien à travers une révision stratégique des redevances appliquées par l’Agence nationale de l’aviation civile. Cette réforme, qui prévoit des réductions allant jusqu’à 99% des taux des redevances existantes, marque une nouvelle étape dans la politique nationale d’attractivité et de compétitivité du transport aérien qui vise à faire de Lomé un hub aérien sous-régional.
Deux baisses emblématiques
Deux révisions majeures illustrent particulièrement cette volonté de repositionner le Togo comme une plateforme aérienne de référence dans la sous-région.
La première porte sur une réduction substantielle du coût de délivrance et de renouvellement du permis d’exploitation aérienne (PEA ou AOC) qui passe de 215 millions FCFA à 3,5 millions FCFA, soit une baisse de 98% pour la délivrance et de 108 millions FCFA à 1,4 millions FCFA soit une baisse de 99% pour le renouvellement.
La seconde révision majeure porte sur le coût d’immatriculation des aéronefs, qui passe de 18,9 millions FCFA à 1,75 millions FCFA, soit une réduction de 91%. Le renouvellement du certificat de navigabilité passe, quant à lui, de 18,7 millions FCFA à 1,5 millions FCFA soit une baisse de 92%.
En outre, on note pour le personnel navigant de l’aéronautique civile, des baisses substantielles allant de 40 à 90% des taux des redevances pour le passage des examens ou l’obtention de documents tels que les licences de pilote ou de steward.
Cette mesure est donc destinée à faire tomber ces importantes barrières financières à l’entrée sur le marché aérien togolais.
Un levier pour l’attractivité du hub de Lomé
A travers ces révisions majeures, le Togo se donne les moyens de devenir l’un des pays de la sous-région aux coûts d’installation et d’immatriculation les plus compétitifs. Cette nouvelle donne renforce directement l’attractivité de l’Aéroport international GNASSINGBE EYADEMA (AIGE), déjà reconnu comme l’un des hubs les plus performants d’Afrique et base stratégique de compagnies aériennes comme ASKY.
En facilitant l’obtention de l’AOC et l’immatriculation locale des aéronefs, le Togo crée un environnement plus favorable à l’implantation de nouvelles compagnies, à l’ouverture de nouvelles lignes et à l’intensification des activités aéronautiques. Cette dynamique est appelée à renforcer la concurrence, à accroître le trafic et, à terme, à contribuer à une baisse du coût des billets pour les passagers.
Une réforme aux retombées techniques et économiques
La baisse du coût d’immatriculation ne produit pas seulement un effet tarifaire ; elle renforce aussi la capacité du Togo à exercer pleinement sa souveraineté sur les aéronefs enregistrés sous son pavillon. Les certificats de navigabilité, les licences du personnel navigant, les agréments de maintenance ainsi que la surveillance technique des opérations peuvent ainsi être davantage traités au niveau national, avec des retombées directes en visibilité, en crédibilité et en performance.
La réforme ouvre également des perspectives importantes pour le développement d’activités de maintenance au Togo, le rapatriement de certaines opérations actuellement sous-traitées à l’étranger, ainsi que la création d’une éventuelle société nationale de leasing d’aéronefs.
A moyen terme, elle est destinée à soutenir la création d’emplois, favoriser l’émergence de compétences techniques locales et encourager le développement des écoles et centres de formation aéronautiques.
Une traduction concrète de la vision du MUTAA
Cette révision des redevances s’inscrit dans la continuité des orientations données à l’issue de la Convention et exposition africaines du transport aérien, tenue à Lomé du 15 au 19 juin 2026, à l’issue de laquelle le Président du Conseil, Champion du MUTAA, a formellement donné instruction pour la révision des prestations rendues par l’aviation civile. En mettant l’accent sur l’AOC et l’immatriculation des aéronefs, le Togo transforme une ambition politique en mesures concrètes au service d’un ciel africain plus ouvert, plus intégré et plus compétitif.
A travers cette réforme majeure, le pays adresse un message clair aux opérateurs : le Togo veut être un territoire d’accueil, de facilitation et d’innovation pour l’aviation civile en Afrique de l’Ouest.




